Le pouvoir absolu d’un monarque de droit divin permet sa glorification personnelle, mais il conduit inévitablement aux pires dérives étatiques. Bref récit du succès apparent d’un despote qui ruina son pays.

Il existe un véritable culte de Louis XIV, surtout chez les peuples francophones. C’est compréhensible, après tout, il a été à une époque le roi le plus puissant d’Europe : le Roi-Soleil. Le long règne de Louis XIV a duré 72 ans : il devint
roi à cinq ans et mourut à 77 ans, en 1715 ; son règne fut caractérisé par l’accentuation du pouvoir absolu et la construction du célèbre Palais de
Versailles et de ses jardins.

Toutefois, Louis XIV ne procura pas seulement des bienfaits glorieux pour la France et pour lui-même, il est aussi coupable de graves méfaits envers les
Français. Énumérons et analysons les réalisations, pas toujours constructives, du Roi-Soleil qui ont affaibli la France ; elles ont amené, à la fin de son
règne, les conditions de crise qui ont permis le déclenchement de la Révolution française de 1789 :

  • la chasse aux protestants et leur émigration subséquente ;
  • le pouvoir absolu du Roi-Soleil ;
  • les nombreuses guerres coûteuses et inutiles ;
  • les fastueuses réjouissances du Roi qui s’amuse pendant que le paysan crève.

Rappelons qu’il faut tempérer nos jugements actuels, quelque 300 ans après les événements précités ; la moralité du XXIe siècle a considérablement évolué
par rapport à celle du XVIIIe siècle.

La chasse aux protestants

Les dragonnades

La France avait connu une paix religieuse relative après qu’Henri IV, grand-père de Louis XIV, eut accordé la liberté de culte aux protestants par l’Édit
de Nantes de 1598. Louis XIV, sous les pressions de son entourage, révoqua cet édit en 1685 ; cela eut des conséquences désastreuses : près de
300 000 protestants désignés huguenots quittèrent la France à la suite d’incessantes persécutions, encouragées par le pouvoir royal, appelées
dragonnades.

Les dragonnades étaient formées de soldats de cavalerie, les dragons, aussi appelés missionnaires bottés, qui pouvaient à l’occasion combattre à pied.
Ces soldats furent utilisés sous Louis XIV pour persécuter les protestants, surtout dans le sud-ouest et le sud de la France. La devise de ce corps d’élite
de soldats de la maison du roi était : « Partout la terreur, partout la mort. »

Ces persécutions débutèrent vers 1681 dans le but avoué de convertir les protestants ; on obligeait ces derniers à loger des dragons, qui avaient pour mission de se livrer à toutes sortes d’exactions sur leurs hôtes protestants et leur famille. Ces persécutions cessaient si les protestants acceptaient de se convertir. Les nouveaux convertis étaient alors exemptés de l’obligation de loger les dragons. Dans le Haut-Poitou, cette méthode créa 30 000 conversions en quelques mois.

Exode

Les actes royaux sous Louis XIV traitent le protestantisme de « Religion prétendue réformée ». Le 17 janvier 1686, Louis XIV déclara que ses politiques avaient réussi à réduire la population protestante à 1500 personnes, alors qu’elle comptait auparavant de 800 000 à 900 000 fidèles. Madame de Maintenon 1, en avril 1681, s’exclama après le début des conversions forcées : « Si Dieu conserve le Roi, il n’y aura pas de huguenots dans 20 ans. » Au XXe siècle, une justification crédible de la révocation de l’Édit de Nantes fut ainsi élaborée : les huguenots du XVIIe siècle constituaient une « cinquième colonne » active, soit un groupe d’opposants menaçant de l’intérieur la sécurité de la France qui était alors entourée d’États protestants hostiles au catholicisme. Dans l’esprit de Louis XIV, éliminer le protestantisme, c’était se débarrasser de cette menace interne.

Se rendant compte que les persécutions des protestants avaient entraîné un exode fatal à l’économie, la révocation de l’Édit de Nantes interdit sévèrement toute émigration des huguenots. Le délit de fuite était puni de pendaison ou d’envoi aux galères pour les hommes et de la prison à vie pour les femmes.

Les nombreux entrepreneurs huguenots qui purent prendre la fuite perdirent tous leurs biens, mais ils emportaient leur précieux savoir-faire : la plupart d’entre eux étaient des artisans avec des connaissances en agronomie, en horlogerie ou dans le domaine des textiles et de la construction navale. Rappelons que la fuite des huguenots vers la Suisse créa de toutes pièces une industrie de l’horlogerie qui a fait la gloire de la Suisse jusqu’à nos jours.

Terribles massacres

Ceux qui restèrent en France furent persécutés jusqu’au milieu du XVIIIe siècle par les dragons. À Douai, dans le nord de la France, on enterrait vivantes les femmes huguenotes dans un cercueil en fer, avec juste la tête dehors pour dire une abjuration ; leurs enfants étaient alors convertis au catholicisme de force.(Réf. 1)

Dans les Cévennes, on détruisit de nombreux villages protestants. Ces événements tragiques inspirèrent à Victor Hugo, un siècle plus tard, un poème. On peut sentir l’indignation du poète dans l’extrait suivant :

Oui, ce fut monstrueux, oui, ce fut lamentable ;
On tuait dans la rue, on tuait dans l’étable ;
On jetait dans le puits l’enfant criant Jésus,
La mère, et l’on mettait une pierre dessus ;
On sabrait du Pasteur la vieille tête chauve ;
Les crosses des mousquets écrasaient dans l’alcôve
La nourrice au berceau, l’aïeule à son rouet ;
Siècle affreux ! Les dragons chassaient à coups de fouet
Devant eux des troupeaux de femmes toutes nues ;
La débauche inventait des rages inconnues ;
Rivières rejetant les noyés sur leurs plages,
Cavalerie affreuse écrasant les villages,
Cent monstres bondissaient de contrée en contrée ;
La cartouche éclatait dans la vierge éventrée ;
Feu, ravage, viol, le carnage, le sang,
La fange, et Bossuet, sinistre, applaudissant !

Exil forcé des huguenots

Les exilés s’enfuirent vers les pays protestants : l’Angleterre, la Hollande, la Suisse, l’Allemagne du Nord. En 1667, la population de Berlin intra-muros atteint 20 000 habitants, dont 4922 exilés français. En 1732, ils sont 8900 pour la seule ville de Berlin ; le savoir-faire de ces exilés aida à y créer une économie préindustrielle. (Réf. 2)

Les tisserands huguenots exilés en Angleterre permirent à Londres de dépasser la ville de Lyon en 1820 pour la consommation de soie brute. Le huguenot français Denis Papin, en exil à Londres en 1681, y développa la première machine à vapeur ; cela permit à l’Angleterre de garder par rapport à la France une avance dans la révolution industrielle à venir 2.

En 1689, l’Angleterre instaure « The English Bill of Rights ». Cette loi établissait une monarchie constitutionnelle qui, entre autres, accordait la liberté de parole et la liberté de presse aux citoyens. Cette même année, Coste de Cévennes, un émigré français, traduisit l’oeuvre du républicain anglais John Locke Traité du gouvernement civil (1690), premier ouvrage autorisant le peuple à se révolter en cas d’abus. Un siècle plus tard en France, c’était fait. (Réf. 3)

Les huguenots venus aux États-Unis directement de France se sont ajoutés à ceux qui sont passés par l’Angleterre et les Provinces-Unies. Un des premiers recensements à la suite de la Révolution américaine signala la présence de plus de 100 000 Américains d’origine huguenote sur une population d’environ un million et demi d’habitants. Les arrivées de colons huguenots dans les treize colonies américaines seront supérieures à l’ensemble des colons envoyés en Nouvelle-France durant tout le régime français, les autorités s’étant opposées très vite à l’envoi de protestants en Nouvelle-France. (Réf. 4)

Des descendants célèbres

L’un des huguenots les plus célèbres aux États-Unis est Davy Crockett, issu de la famille huguenote de Croquetagne, qui anglicisa son nom en se réfugiant en Angleterre avant d’émigrer aux États-Unis. En 1828, il est élu comme représentant des trappeurs du Tennessee.

Plus près de nous il y a la famille Rockefeller, dont l’origine controversée serait une famille huguenote du Limousin, les de Roquefeuille. Ironiquement, c’est grâce à la Fondation Rockefeller que le Palais de Versailles fut sauvé de la décrépitude en 1925-1928 grâce à un don princier de 2 166 000 $, l’équivalent de 40 millions $ en monnaie d’aujourd’hui.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, l’armée française fut défaite en six semaines par l’armée allemande qui comprenait cinq généraux allemands descendant des huguenots exilés :

  • le major-général Carl André (1894-1945) ;
  • le général Kurt von der Chevallerie (1891-1945) ;
  • le major-général Hans-Joachim Fouquet (1895-1944) ;
  • le général Ulrich de Maizière (1912-2006) 3 ;
  • le général Rudolf Toussaint (1891-1968).

Le pouvoir absolu du roi

Le sublime Palais de Versailles et ses jardins, maintenant classés comme l’une des merveilles du patrimoine français, furent érigés sous Louis XIV et sur le « dos » des paysans français pendant quarante ans ; ces derniers n’avaient aucune influence sur les fantaisies et ambitions coûteuses de leur souverain.

Un État dirigiste et bureaucratique

L’auteur du célèbre « L’État, c’est moi » a laissé à la fin de sa vie le testament politique suivant, qui aurait plu au pire dictateur moderne : « C’est à la tête seule qu’il convient de délibérer. Toutes les fonctions des autres membres ne consistent que dans l’exécution des commandements. C’est pervertir l’ordre des choses que d’attribuer la résolution aux sujets. »

Convaincu que son autorité royale venait de Dieu et en toute logique, Louis XIV transforma les parlements en simples chambres d’enregistrement, il abandonna la convocation d’états généraux et fit supprimer tous les corps intermédiaires. (Réf. 5)

La France, aidée en cela par le ministre des Finances Jean-Baptiste Colbert, devint un État dirigiste et bureaucratique – cela perdurera jusqu’à maintenant en France moderne ; un nouveau mot pour décrire cet état des choses bien français fut inventé au XXe siècle : le colbertisme. Par l’entremise de Colbert, on fonda de nombreuses sociétés d’État, dont Saint-Gobain 4 dans le verre et les miroirs, principalement pour alimenter la demande stimulée par la construction du Palais de Versailles.

Censure et progrès factice

En 1666, Louis XIV ordonna la réduction du nombre d’imprimeries pour mieux contrôler et censurer la production imprimée ; il fallait donc aller en Hollande ou en Suisse pour éviter la censure ou l’interdiction.

En 1666 est instituée l’Académie des Sciences, l’une des six académies fondées sous son égide. « Colbert, ministre fidèle, rêvait d’une France moderne, unifiée, centralisée pendant que Louis XIV, en roi féodal, rêvait de conquêtes d’un autre temps. » (Réf. 6) À la mort de Colbert, en 1683, le Roi-Soleil continua ses guerres, mais faute de fonds négligea le développement économique.

Et pourtant, diront les admirateurs du Roi-Soleil, on connut durant son règne une expansion de la langue française à travers l’Europe et il y eut Molière, Racine et La Fontaine. Bien ! Toutefois, avant lui, il y eut bien Descartes et Corneille ; les Précieuses ridicules de Molière datent d’avant le règne effectif de Louis XIV, soit en 1659.

En peinture, il y eut bien Charles Le Brun, qui servit de glorificateur du Roi-Soleil, et Pierre Mignard, un peintre de la cour ; c’était un peu mince par rapport à leurs prédécesseurs Georges de La Tour et Nicolas Poussin. En musique, le musicien courtisan Jean- Baptiste Lully sut adopter la musique italienne de son pays natal aux goûts de la cour de Versailles, mais on était loin du génie d’un Vivaldi.

Les guerres du Roi-Soleil

« La soif du pouvoir poussa Louis XIV à rechercher et à obtenir en partie l’hégémonie en Europe, ce qui fait que son règne fut une suite ininterrompue de guerres ». (Réf. 7)

De 1661 à 1715, les frontières de la France furent considérablement élargies en absorbant au nord l’Artois, à l’est, l’Alsace et la Franche-Comté, au sud, le Roussillon. Cette expansion fut liée directement aux manoeuvres guerrières et diplomatiques du Roi- Soleil. L’ombre sanglante au tableau vient des guerres à outrance infligées à des peuples souvent sans défense. Nous allons décrire ici trois des principales guerres et leurs conséquences.

La guerre de Hollande

L’invasion de la Hollande eut lieu en 1672 avec une armée de 150 000 hommes afin d’empêcher, entre autres, que le républicanisme hollandais ne se répande à travers l’Europe. De plus, il fallait punir ce petit pays majoritairement protestant d’avoir proposé l’asile politique à de nombreux dissidents forcés de fuir la France et aussi d’avoir concurrencé trop fortement la France par ses exportations.

Cette guerre, qui dura six ans (de 1672 à 1678), fut une guerre de conquête cruelle qui mit à dos l’Europe entière contre Louis XIV. Le traité de Nimègue y mit fin et Louis XIV put savourer une demi-victoire. Toutefois, cette guerre avait transformé Guillaume d’Orange, le capitaine général des armées néerlandaises (Stadthouder), en ennemi juré du Roi- Soleil.

Son hostilité envers Louis XIV se continua de plus belle lorsqu’il devint roi d’Angleterre sous le nom de William III d’Orange en 1689. À partir de ce moment, ce dernier, fortement hostile à la religion catholique romaine, transforma l’Angleterre d’alliée de la France qu’elle était au début du conflit néerlandais en ennemie jurée ; cette situation allait durer près de deux siècles.

La guerre de succession du Palatinat

En 1688 Louis XIV, sous prétexte que son frère le duc d’Orléans avait épousé la princesse palatine Charlotte-Elizabeth, réclame pour la France sa dot, soit la moitié du territoire du Palatinat, à la mort de l’Électeur palatin en 1685. Le nouvel Électeur refusa cette revendication et Louis XIV envahit alors ce territoire et l’occupa. Cette guerre durera une dizaine d’années (1688-1697) sur plusieurs fronts.

Le pays, incluant singulièrement la ville universitaire de Heidelberg, ne fut bientôt que ruines. La plupart des villes, telles que Mannheim, furent brûlées sur ordre de Versailles et le château même de l’Électeur fut rasé, provoquant une indignation et une mobilisation de tous les princes allemands contre la France. (Réf. 8) Cette hostilité contre les Français, surtout en Allemagne du Nord, allait persister pendant plus de deux siècles et demi.

La guerre de succession d’Espagne

Finalement, de 1701 à 1712, il y eut la guerre de succession d’Espagne, par laquelle Louis XIV réussit à maintenir son petit-fils sur le trône d’Espagne. Cette guerre acheva de ruiner la France et de vider les coffres de l’État. Elle marque la fin de la suprématie française en Europe ; elle confirme la maîtrise des mers et l’extension coloniale de l’Angleterre, qui s’empare alors de la Baie d’Hudson, de Terre-Neuve et de l’Acadie lors du traité d’Utrecht de 1713.

À la fin de son règne, Louis XIV avait négligé la marine de guerre française pour consacrer les ressources du pays aux armées de terre : en 1691, il y avait cent navires de guerre français ; en 1715, il n’y en avait plus que quarante-cinq. (Réf. 9)

Cette lacune allait permettre à l’Angleterre de s’emparer définitivement des possessions françaises en Amérique du Nord en 1759. En effet, il était impossible de maintenir un empire outre-mer sans une puissante flotte de guerre pour contrer la flotte anglaise.

À la fin de sa vie, Louis XIV admit à ses proches « qu’il avait trop aimé la guerre ». Ces guerres, conjuguées aux famines de 1693 et de 1709, affaiblirent considérablement la France. En 1661, au début du règne effectif de Louis XIV, elle était riche. À sa mort, en 1715, elle était ruinée.

Faste royal et misère paysane

Le roi s’amuse pendant que le paysan crève

« Versailles devint le symbole de la grandeur de Louis XIV. La cour y vit dans un luxe inégalé au milieu d’un tourbillon de fêtes et de plaisirs. Tout comme le soleil, symbole choisi par Louis XIV, les courtisans assistent au lever, aux repas et au coucher du Roi-Soleil. Dans cette débauche de luxe et d’or, les écrivains présentent leurs oeuvres et le théâtre fait partie des réjouissances. » (Réf. 10)

Louis XIV dans sa jeunesse était considéré comme l’un des meilleurs danseurs d’Europe. Plus tard, il devint aussi un séducteur redoutable, qui lui valut plus d’une douzaine de maîtresses aristocrates (Réf. 11), qui souvent étaient pensionnées aux frais de l’État dans des châteaux en province lorsque les liaisons se terminaient.

Ce furent les paysans français, soit 90 % de la population, qui payèrent pour tous ces excès glorieux, puisque les nobles et le clergé ne payaient pas d’impôts. La famine de 1693 et de 1709 tua près de deux millions d’habitants. À l’hiver 1709, vers la fin du régime du Roi-Soleil, la famine fit baisser de 3,5 % la population française, et cela par manque d’un système étatique de distribution de nourriture en cas de famine.

Taxes écrasantes

Il y avait alors en France, sur une population de 21 millions d’âmes, 350 000 nobles qui se faisaient vivre par 19 millions de paysans, d’artisans et de domestiques parmi les plus pauvres d’Europe. (Réf. 12) En comparaison, l’Angleterre, son grand rival, avait une population de 6 millions d’habitants et ses paysans, qui comprenaient 70 % de la population, y étaient moins démunis 5.

Sous Louis XIV, les paysans devaient payer la taille, un impôt de répartition établi par le roi, et la gabelle, une taxe sur le sel. Ils devaient au roi des jours de corvée. Finalement, le champarteur venait prendre le dixième des récoltes et le curé lui aussi avait droit à un dixième : c’était la dîme. (Réf. 13)

Mentionnons également l’afforage, qui était le droit prélevé sur la vente de vin et de bière, et finalement le droit de pontenage, que le seigneur ou le prévôt percevait au passage des ponts. Ce système de taxation, écrasant pour les paysans, perdura jusqu’au début de 1789. La Révolution française de juillet 1789 mit alors fin aux exemptions et privilèges des nobles et du clergé ; elle abolit la royauté par la proclamation de la République en septembre 1792.

Violence et misère de l’oppression royale

En somme, Louis XIV, le Roi-Soleil, a été le plus marquant des rois français, tant par la durée de son règne et son goût pour l’apparat que par sa domination complète de l’Europe. Cette gloire royale se fit aux dépens de dizaines milliers de protestants français massacrés, de millions de citoyens soumis à des taxes oppressives et de toute l’Europe limitrophe, ravagée par des guerres de conquête du roi français pendant une cinquantaine d’années. Le pouvoir absolu, allégué d’origine divine ou non, a conduit aux pires abus.

Notes

  1. La deuxième épouse du roi Louis XIV, qu’il épousa dans une cérémonie privée en 1686.
  2. Il fallut attendre 1787, sous Louis XVI, pour qu’on reconnaisse les droits civils aux protestants français.
  3. Ironiquement, le général de Maizière fut le « libérateur » en 1940 de Maizière-les-Metz en Lorraine, ancien chef-lieu de ses ancêtres.
  4. Saint-Gobain existe toujours, mais sous la propriété d’actionnaires privés ; elle est une des 15 sociétés françaises les plus importantes et possède des filiales partout dans le monde.
  5. Nous supposons que la même proportion des salaires des ouvriers de la construction s’appliquerait aux revenus des paysans de France par rapport à ceux de l’Angleterre et de la Hollande

Références

  1. ARNAUD, E. Histoire des protestants du Vivarais et du Velay, Grassard Librairie éditeur, Paris, 1888.
  2. MIQUEL, Pierre. Les Guerres de religion, Fayard.
  3. La diaspora des huguenots : les réfugiés protestants de France et leur dispersion dans le monde (XVIe-XVIIIe siècles), Eckart Birnstiel et Chrystel Bernat.
  4. Statuts de la Compagnie des Cent-Associés au temps de Champlain.
  5. KAPLAN, Laurent. Le Nouveau Marianne, juillet 2013.
  6. CHEVÉ, Joëlle. Historia, septembre 2013.
  7. Le français au Grand Siècle, Université Laval, www.axl.cefan.ulaval.ca.
  8. CÉNAT., Jean Philippe. Louis XIV ; Le drame du ravage du Palatinat.
  9. Le français au Grand Siècle, Université Laval, www.axl.cefan.ulaval.ca.
  10. PETITFILS, Jean-Christian. Louis XIV.
  11. Wikipédia : Liste des maîtresses des rois de France, http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ma%C3%AEtresses_des_rois_de_France.
  12. Les salaires réels des ouvriers de la construction à Paris étaient de moitié moins que les salaires payés à Amsterdam et à Londres au début du XVIIIe siècle – Sevket Pamuk et Jan Luiten Van Zanden.LEGRAND, Olivier. Les impôts avant la Révolution.

Tiré du Québec sceptique, no. 83 (version PDF avec images)